SAINTE COLETTE
Vierge, Réformatrice des Clarisses
(1380-1447)
Elle
est née à Corbie, en Picardie. Ses parents se désolaient de ne pas
avoir d'enfants. Ils prièrent saint Nicolas. Lorsqu'ils reçurent cette
petite fille, ils lui donnèrent le nom du saint protecteur : Nicole,
devenu aussi, en diminutif familier Colette.
Orpheline à
18 ans, elle obtint du Père Abbé d'un monastère voisin, la possibilité
d'entrer chez les béguines d'Amiens malgré son âge. Elle n'y reste
qu'un an jugeant leur vie trop douce. Même déception chez les
bénédictines, puis chez les clarisses. Son père spirituel est
franciscain et comprend son désir d'austérité. Il la fait entrer dans
le Tiers-Ordre de Saint François comme recluse à Corbie. Mais elle se
sent appelée à plus de pauvreté encore et, pour cela, elle veut
réformer le Second Ordre de saint François, les clarisses. C'est
pourquoi elle obtient de rencontrer le pape Benoît XIII qui réside
alors en Avignon. Ce pape était un \"anti-pape d'Avignion\" du Grand
Schisme qui déchirait alors l'Occident. Mais son sens spirituel était
réel et profond. Il reçoit la profession religieuse de sainte Colette
dans la règle de Sainte Claire et la nomme abbesse de tous les
monastères qu'elle sera amenée à fonder ou réformer. Cette décision
sera confirmée par Innocent IV, le vrai pape de Rome.
Colette
vient alors en Franche-Comté et réforme en premier lieu le monastère de
Besançon puis bien d'autres en Savoie, Artois, Allemagne et Belgique.
Elle mourra à Gand et son corps sera, par la suite, transporté à
Poligny dans le Jura.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.